Quand santé rime avec inégalités

La crise sanitaire de la Covid-19 a révélé au grand jour les profondes inégalités qui traversent notre société. Malheureusement, les promesses d’un monde d’après, plus juste et plus solidaire, se sont rapidement envolées. Et avec elles, l’attention sociétale et médiatique qui s’était portée un temps sur les inégalités sociales. A travers différentes analyses, le CEPAG a décidé de remettre le projecteur sur ce phénomène et ses conséquences. Car, pour lutter contre les inégalités sociales, il est indispensable d’en connaître et comprendre les mécanismes, origines et conséquences.

Genre et orgine : focus inégalités

La crise sanitaire de la Covid-19 a révélé au grand jour les profondes inégalités qui traversent notre société. Malheureusement, les promesses d’un monde d’après, plus juste et plus solidaire, se sont rapidement envolées. Et avec elles, l’attention sociétale et médiatique qui s’était portée un temps sur les inégalités sociales. A travers différentes analyses, le CEPAG a décidé de remettre le projecteur sur ce phénomène et ses conséquences. Car, pour lutter contre les inégalités sociales, il est indispensable d’en connaître et comprendre les mécanismes, origines et conséquences.

Cette analyse se concentre sur la surexposition structurelle des femmes et des personnes (d’origine) immigrée(s) à la précarité, aux inégalités et aux discriminations.

 

La Loi Le Chapelier : un « coup d’Etat bourgeois »

La grande Histoire traîne une forte odeur nauséabonde à la seule évocation de son patronyme. Son nom restera associé à l’interdiction, en pleine Révolution française, des coalitions ouvrières, des syndicats, de la grève.

Petit rappel historique de qui était Le Chapelier...

Plus d'autonomie locale pour affronter les crises

Il y a très exactement 50 ans, quatre chercheurs américains (sous la direction de Donella Meadows) publiaient pour le compte du Club de Rome un rapport sur les « Limites de la croissance ». Il annonçait une évidence : la progression infinie de la consommation de ressources finies n’est pas durable. Nous sommes aujourd’hui confrontés aux conséquences de ce constat. L’accueil de cette analyse à l’époque a laissé les décideurs politiques, économiques et même les organisations syndicales assez… froids. Rien de sérieux n’a été entrepris pour préparer la société aux chocs prévisibles. Nous avons vécu depuis comme si la réalité était une illusion mais elle nous rattrape : pandémies, inondations, sècheresses, migrations, crise énergétique, guerres… Il faut ajouter au tableau des horreurs l’épuisement des ressources minérales, celui des sols, la chute de la biodiversité, les conséquences des pollutions diverses et nombreuses, etc. etc… La 6e extinction de masse des espèces vécue par la planète bleue est en cours. Cette fois, ce sont les hommes qui en sont responsables. Au cours des 5 précédentes, 85% des espèces vivantes ont disparu !

Rapport « Capital-Travail » : Jeu, set et match ?

 « Seule une crise – réelle ou supposée – peut produire des changements. Lorsqu’elle se produit, les mesures à prendre dépendent des idées alors en vigueur, explique l’économiste néo-libéral Milton FRIEDMAN. Telle est (…) notre véritable fonction : trouver des solutions de rechange aux politiques existantes et les entretenir jusqu’à ce que des notions politiquement impossibles deviennent politiquement possibles ».

Climat : chronique d'un désastre anoncé

Les inondations, tempêtes, canicules et incendies que le monde a connus durant l’été 2021 ont démontré la réalité des changements climatiques ainsi que l’effectivité et la force de leurs impacts sociaux et économiques. La Wallonie, confrontée à des inondations meurtrières sans précédent – la plus grave catastrophe naturelle que la Belgique ait connue – en fut un des malheureux exemples. Et, comme toujours, ce sont les plus fragiles qui ont payé le plus lourd tribut. Face aux crises climatique et environnementale, et à l’ampleur des défis qu’elles impliquent, ne faudrait-il pas tourner le dos aux logiques de marché et s’orienter vers une transition bas carbone socialement juste et pensée collectivement ?

Social et environnemental : intimement liés

L’automne 2021 fut marqué par une envolée spectaculaire des prix du gaz et de l’électricité, sur fond de tensions internationales et de spéculation sur l’énergie. En octobre, la CREG avait calculé que le surcoût annuel moyen, pour les ménages ayant un contrat variable, dépasserait les 700 €. En 2021, avant la hausse historique, on estimait déjà que 20 % des ménages wallons et 26% des ménages bruxellois vivaient en situation de précarité énergétique. Un chiffre qui risque bien évidemment d’augmenter parallèlement à celui des tarifs énergétiques, suite au conflit en Ukraine et ses répercussions, dans le cadre d’un marché de l’énergie libéralisé et toujours plus opaque pour la population.

Cette augmentation drastique des coûts de l’énergie a confirmé le lien étroit existant entre social, environnement, économie et approvisionnement en énergie et matières premières.

Cette analyse se propose de faire le point sur les relations existant entre social et environnemental dans trois domaines centraux et fondamentaux de la vie de l’ensemble des citoyennes et citoyens : la mobilité, le logement et l’accès à l’eau.

Le réchauffement climatique et les enjeux de la diversité : quels liens?

Les problématiques climatiques et ses implications ont pris une place de plus en plus importante dans les préoccupations de diverses sociétés, influençant, pour partie, les politiques nationales et internationales.

La nécessité de réduire les gaz à effet de serre et de préserver divers pans de la biodiversité est (enfin ?) devenu une priorité.

Migrations : mettre fin au narratif négatif

Les termes utilisés pour définir les migrations sont fondamentaux. Pourtant, s’y retrouver dans le vocabulaire lié à la migration n’est pas une mince affaire, surtout lorsque de nombreux médias, discours politiques ou autres personnalités publiques ont tendance à véhiculer des clichés qui peuvent brouiller ce qu’est la réalité migratoire aujourd’hui. Ces clichés, qui orientent l’information en défaveur des personnes migrantes, contribuent à la création d’un sentiment de peur et d’insécurité largement infondé.

Par ailleurs, beaucoup de définitions retrouvées dans les lexiques sur la migration sont purement légales et, si connaître le droit derrière les mots est nécessaire, il est surtout essentiel de comprendre les réalités qui se cachent derrière ces définitions.

Intérêts de la dette publique : 5 plans de relance européens chaque année

Malgré une séquence historiquement favorable depuis 2015, avec des taux d’intérêts proches de zéro, les montants transférés ces dernières années vers les créanciers au titre du paiement des intérêts de la dette publique ont été gigantesques. Au niveau européen, cela représente le montant de 5 plans de relance européen chaque année, et 14 au niveau belge !

Et cette charge de la dette, ce transfert permanent de richesses vers les marchés financiers, va inexorablement augmenter dans les années qui viennent. En effet, les récentes crises ont fait exploser les déficits et la dette, tandis que les taux d’intérêts ont fortement augmenté. Dans ce contexte, et alors que les politiques d’austérité appliquées au cours des années 2010 ont largement échoué, il serait salutaire d’avoir, enfin, un vrai débat, démocratique et citoyen, sur les alternatives au paiement inconditionnel de la dette publique. Cette analyse, en faisant le point sur la situation actuelle et en proposant des perspectives, tente de participer à cette démarche.